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Pas de négociation avec Snowden, répète la Maison Blanche

Des supporter de Snowden portant des masques de l'ancien employé de la NSA durant une intervention de Glenn Greenwald, le premier journaliste à avoir publié les révélations de Snowden, à Brasília, le 6 août.

Un agent de l'agence de sécurité américaine avait affirmé à la télévision qu'il était prêt à négocier avec le lanceur d'alerte, si celui-ci remettait les documents volés à la NSA.

La Maison Blanche a rejeté l’idée lundi d’une négociation avec Edward Snowden en échange des documents volés par l’ancien contractuel du renseignement, et a exigé son retour aux Etats-Unis où il est inculpé d’espionnage. «Notre position n’a pas changé» sur le cas d'Edward Snowden, réfugié depuis l’été dernier en Russie, pays qui lui a accordé un asile temporaire, a expliqué le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney.

Il était sollicité pour une réaction aux déclarations à la chaîne CBS d’un employé de l’agence de renseignement NSA. Ce dernier, Rick Ledgett, a affirmé dans des propos diffusés dimanche que «d’un point de vue personnel», il serait favorable à des négociations avec Edward Snowden afin de récupérer les documents en question.

Jay Carney a bien noté que Rick Ledgett avait exprimé son «opinion personnelle». Il a rappelé que Edward Snowden avait été «inculpé d’avoir divulgué des renseignements secrets, ce qui constitue un crime» fédéral présumé. Snowden «doit rentrer aux Etats-Unis aussi vite que possible» pour répondre de ces accusations, et «il y bénéficiera des pleines protections» constitutionnelles, a ajouté Jay Carney.

L’ancien contractuel, qui a provoqué des coups de tonnerre à répétition depuis l’été avec ses révélations sur l’étendue des programmes de surveillance de la NSA, en particulier visant des pays alliés des Etats-Unis et leurs dirigeants, aurait dérobé quelque 1,7 million de documents. Quelque 58000 d’entre eux ont à ce stade été confiés à la presse, selon le rédacteur en chef du quotidien britannique The Guardian.

AFP

Source: www.liberation.fr publié le 16 décembre 2013

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